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Mes publications

Ouvrages

POULAIN, F. (sous la dir), Les églises de l'Eure à l'épreuve du temps, Editions des Etoiles du Patrimoine, 2015, 240p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F, La reconstruction dans l'Oise, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, décembre 2010, 350p.

POULAIN, F, Les Ateliers d'urbanisme Associatifs, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, juillet 2010, 229p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F.Le Millefeuille de l'Oise, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, octobre 2010, 160p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F,Manuel des Territoires de l'Oise, ou comment territorialiser le Grenelle de l'Environnement, Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, janvier 2010, 500p.

POULAIN, F, Le camping aujourd'hui en France, entre loisir et précarité, Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, septembre 2009, 172p.

POULAIN, F., POULAIN, E.,  L'Esprit du camping, Cheminements, 2005 , Éditions Cheminements, octobre 2005, 312p.

POULAIN, F.,  Le guide du camping-caravaning sur parcelles privées, Cheminements, 2005 (disponible sur le site de cheminements), Éditions Cheminements, juin 2005, 128p.

COSSET, F., POULAIN, F., Ma cabane en Normandie, CRéCET, 2002 , Chalets, petites maisons et mobile homes du bord de mer, Coll. Les carnets d’ici, Centre Régional de Culture Ethnologique et Technique de Basse Normandie, 2002, 64p. ISBN 2-9508601-7-6 (br.)

 

Ouvrages collectifs

BOISSONADE, J., GUEVEL, S. POULAIN, F. (sous la dir.),Ville visible, ville invisible, Éditions l'Harmattan, 2009, 185p.

DE MEYERE, A. (sous la dir.), 2009, l'aménagement durable des territoires de l'Oise,Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, 2009, 184p.

DE MEYERE, A. (sous la dir.), L'Oise, territoire 2008, Éditions de la direction départementale de l'Equipement de l'Oise, 2008, 127p.

 

Articles parus dans Bulletin des Amis des Monuments et Sites de l'Eure (2012-2014),Rapport sur le mal logement – Fondation Abbé Pierre(2008-2014),Études Foncières(2000-2009),Le Moniteur (2005),Espaces, Tourisme et Loisirs(2005- ),Les Cahiers de la RechercheArchitecturale et Urbaine (2004),Territoires(2004),Le Caravanier, camping-caravaning(2004),Cahiers Espaces (2001-2003),Labyrinthe (2001),Urbanisme(2000) + nombreux articles dans des revues grand public (Libération,Le Monde,Le Point,Le Moniteur,Ouest-France...)

 

Actes de colloques parus dans Changement climatique et prévention des risques sur le littoral, MEDAD (2007) « Camper au XXIesiècle, ou le paradoxe du mouvement arrêté » (2007)Identités en errance.Multi-identité, territoire impermanent et être social, BOUDREAULT, P-W, JEFFREY, D., (sous la dir.),Petites machines à habiter, Catalogue de l’exposition du concours « Home sweet mobile home ou l’habitat léger de loisirs », Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement de la Sarthe, (2004),« Le camping-caravaning sur parcelles privées, étude des effets réels d’une réduction des droits d’usage attachés au droit de propriété ».Droits de propriété, économie et environnement : le littoral, IVème conférence internationale(2004), FALQUE, M. et LAMOTTE, H., (sous la dir.).

7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 19:30

IlLe dais est historiquement une plateforme où les Seigneurs déjeunent à la période médiévale. Pour se préserver du froid, ou pour être mieux mis en valeur, cette estrade est soulignée par une tenture. Le dais devient progressivement le terme utilisé pour désigner cette toiture. Ce seront ensuite les protections de pierre en saillie qui se verront ainsi qualifier. L'objectif pour les artistes est alors de protéger les statues religieuses qu'il n'est pas possible d'imaginer laisser sans protections contre les intempéries ou la poussière.

Ces dais, qui peuvent être de petites dimensions, peuvent aussi être spécialisés pour être suspendus au-dessus des autels latéraux ou majeurs. Ils sont alors de forme rectangulaire et sont en bois.

Les dais de retables permettent de protéger les églises lorsqu'elles se trouvent tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. De forme rectangulaire, ils ont été présents en grand nombre mais nous n'en retrouvons que quelques exemplaires aujourd'hui dans l'Eure. À ce jour, mes recherches m'ont conduit à en trouver dans six églises sur 430 églises visitées. Il en reste certainement dans d'autres églises, n'hésitez donc pas à me signaler si vous en découvrez d'autres.

Ils vont progressivement être parés de plus en plus de détails pour devenir de véritables objets d'art à partir des 15 et 16ème siècles. Il est notamment possible de remarquer de véritables tableaux mais également des ajouts sculptés de grande qualité. À Bois Anzeray, de petits personnages sont positionnés au droit des angles de la partie supérieure.

Les dais peuvent être le support de peintures représentant le Seigneur, ses Saints et autres personnages liturgiques comme les anges... ou la voûte céleste qui est rappelée avec des badigeons bleus ornés d'étoiles dorés, même si parfois des petites figurines laissent à penser que les artistes se sont autorisés quelques libertés, comme cette petite sirène à Bretagnolles.

Détail de dais

Détail de dais

les dais en bois des retables de l'Eure

les dais en bois des retables de l'Eure

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 19:27

Entre les 12ème et 18ème siècles, les pratiques funéraires ont connu des évolutions liées en particulier aux grandes épidémies, telles que celle de la peste. Une des conséquences a été la nécessité de devoir accélérer les enterrements afin de limiter les contaminations. Une autre raison tient au fil du temps en la limitation de la place disponible dans les églises elles-mêmes.

Privilégiant l'intérieur des églises pour bénéficier d’une meilleure protection au plus près du Seigneur, les membres du clergé et de l'aristocratie souhaitaient être enterrés sous le dallage même. Les membres de la bourgeoisie naissante, des corporations et des autres corps sociaux disposant de revenus certains, ont demandé à suivre leur exemple. Mais l'espace a fini par manquer. La réponse du clergé a été double. Elle a fait payer ceux et celles qui souhaitaient être enterrés à l'intérieur des murs consacrés. Parallèlement, un second espace fut attribué pour le sommeil des morts à l’extérieur de l’église. Le cimetière enclos de murs et porteur de la Croix est également devenu une terre consacrée. Le cimetière a pu dès lors accueillir les Chrétiens.

Ce passage entre l'église et le cimetière s’est traduit visuellement par la création d’un ( et est théâtralisé grâce à) nouvel élément architectural : la porte des morts. Celle-ci se trouve située dans la paroi nord de l'église et sert uniquement au passage du défunt. Les fossoyeurs n'entrent pas dans l'église et prennent le corps en charge sur le seuil de la porte qui est ouverte à cet effet et uniquement à ce moment-là.

Cette pratique s’est généralisée à un point tel que ces portes (ou du moins leur encadrement en pierre) se voient dans de nombreuses églises. Certains visiteurs s'étonnent parfois de la largeur de ces portes et estiment, si celle-ci est très faible, qu'il ne peut s'agir d'une porte des morts. Or, il faut prendre en compte que les corps n'étaient pas placés dans des cercueils, d'autant qu'il s'agissait des populations les plus pauvres, puisque ne pouvant s'acheter « une place » dans l'église. Les corps étaient simplement entourés d'un linceul.

Il ne faut pas pour autant confondre cette ouverture avec les portes réalisées spécialement pour les nobles présents sur site. On les distingue par les armoiries qui sont placées sur ou au-dessus du linteau de la porte.

Actuellement, les portes des morts sont le plus souvent bouchées car elles n'étaient plus utilisées depuis longtemps. On peut en voir des entières ou bien coupées par de nouvelles baies. Dans certains cas, elles ont complètement disparu.

les portes des morts

les portes des morts

les portes des morts

les portes des morts

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 19:34

Il est très rare qu'une église romane -construite entre le 10ème et le 12ème siècles- soit parvenue intacte jusqu'à nous. Par contre, nombre d'églises de l'Eure disposent encore d'éléments visibles de l'extérieur que l'on peut attribuer à l'époque romane, à savoir :

Les corbeaux à têtes d'animaux, de démons ou d'hommes forment souvent une ligne en dessous de la poutre sablière de la nef ou du clocher. Lorsque les clochers sont imposants, ils ont été relativement préservés, comme à Quillebeuf sur Seine, Eturqueraye... et les corbeaux sont encore visibles. Le fait qu'il soit difficile de les atteindre à très certainement participer à leur préservation.

La petite baie à linteau cintré fait d'une seule pierre. Ces petites baies sont très caractéristiques et il en demeure encore un nombre assez important, sans doute parce que les supprimer complètement n'avait pas beaucoup d'importance au contraire des grandes baies qu'il convenait de faire passer du style roman au style gothique par exemple. Dans certains cas, le linteau cintré a même été légèrement sculpté pour faire croire qu'il était constitué non pas d'un seul élément mais de plusieurs petites pierres formant arc.

L'opus spicatum est une forme particulière de positionnement des pierres extérieures d'un mur, à savoir que les rangs de pierres sont disposées en diagonales inversées, formant -plus ou moins- un épi de blé (et non piscatum en forme d'épi de poisson où les largeurs des pierres ou briques forment une ligne horizontale).

Les pierres sculptées intégrées dans les murs peuvent présenter des gravures complexes comme des agneaux, ou plus simples comme de losanges ou des croix.

Le contrefort plat est l'un des premiers modèles de renforts structurels des murs édifiés et qui étaient plus ou moins bien fondés et par-là même solides. Les contreforts plats permettaient de rigidifier la structure de l'ensemble de l'édifice.

L'arc en plein cintre des portes d'entrée ornée de motifs géométriques est pleinement roman. On peut trouver des arcs formés avec notamment des motifs de bâtons brisés, de triangles,.. et ce, jusqu'à une dizaine de lignes successives.

Spécialité locale, le grison est un signe clair d'une édification d'un édifice pendant la période romane puisque cette pierre n'a pas été sortie de terre et taillée après le 13ème siècle. Et si l'on a un contrefort plat en grison, aucun doute à avoir, c'est bien du roman.

À l'intérieur des églises romanes, il est également possible de voir des têtes de chapiteau particulièrement belles, comme celles de l'église de Quillebeuf sur Seine où un pêcheur de baleine attend toujours son heure.

Les peintures murales à motifs géométriques et de couleur jaune, rouge et noir sont également souvent d'origine romane. (fiche en cours).

* À visiter tout particulièrement, la Trinité de Thouberville, Quillebeuf sur Seine, Reuilly, Montaure, Heuqueville, Fiquefleur, Saint Philbert sur Risle (peintures intérieures) mais aussi Colletot, La Chapelle Réanville, Tillières sur Avre,

Reconnaître les églises romanes de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n85

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 19:26

Dans l'histoire chrétienne, la croix est le symbole que Jésus a souffert pour les hommes. Son écriture dans les lieux qui lui sont dédiés est parfaitement justifiée. Les croix de consécration sont donc peintes sur les murs intérieurs des églises dès lors que l'évêque a consacré l'édifice. Elles sont au nombre de douze.

La manière dont elles sont peintes dans les églises est intéressante car elle met en évidence à la fois une grande disparité dans les formes et les couleurs et à la fois une grande similitude puisque les croix sont globalement placées à 3 mètres de haut, tout au long de la nef et du choeur. Dans de nombreux cas, on peut s'apercevoir que des traces sont faites au crayon de bois ou au poinçon sur le badigeon des murs. Ensuite, une couleur bleu ou rouge en constitue le fond voire l'intégralité, par contre des couleurs plus diverses comme l'or ou le sable (noir) peuvent être également utilisées pour souligner un tracé. Par ailleurs, les croix sont souvent englobées sur cercle rouge.

Elles ont souvent été dissimulées par des badigeons successifs et on peut les retrouver lorsque des recherches sont réalisées. Il faut donc bien veiller à ne pas enlever les couches de manière trop rapide ou trop nettes car les peintures anciennes pourraient disparaître.

Les croix de consécration - Les Essentiels - Connaissance n70

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 19:22

Les églises de l'Eure peuvent être constituées de murs en moellons ou en remplissage d'opus incertum, mais dans la plupart des cas et selon les secteurs trois pierres dures sont utilisées avec le grès, le grison, le silex et le travertin ou tuf. La pierre tendre la plus utilisée est une pierre Vallée de Seine, dite parfois de Vernon.

Le grès pourrait être assimilé à de la peau d'éléphant puisque la pierre est légèrement plissée et ce, de manière arrondie. Elle se présente sous les couleurs suivantes : gris, jaune, rose ou rouge. Cette pierre très dure est surtout présente dans l'Ouest du département et quasi introuvable dans le reste du territoire.

Le grison est issu de strates de silex, hybridés de composants maritimes, qui ont été « chauffés » par les plissements des couches géologiques durant les millénaires précédents. Il se trouve par « plaques » d'environ 50 à 200m de long sur 50 à 1,5m de profondeur et est découvert lors de la mise en culture des champs. À ce moment-là, le grison est « humide » et peut être coupé et mis en forme. Puis, il sèche et devient quasi impossible à travailler car alors très dur.

Le grison a été utilisé entre les 12 et 15ème siècles et progressivement abandonné. On le remarque à sa teinte rouge foncé liée au taux de fer dans la pierre.

Le silex est sans aucun doute la pierre la plus fréquemment visible dans les murs des églises, mais aussi sur le reste des habitations. Il se présente sous la forme de blocs de dimensions variées allant de 7cm à 9cm et plus rarement de grands éléments jusqu'à 40 ou 50cm. Les silex sont taillés soit seulement sur une face et parfois sur cinq ce qui permet de constituer des murs très beaux à l'oeil puisque, avec le ruissellement et la diminution de l'épaisseur des joints, les blocs s'ajustent parfaitement.

La couleur la plus classique pour les silex est le jaune-orangé, mais il en existe également des blanc-gris, des roses et des noirs.

Plus rarement, en tout cas présent uniquement dans les églises de bord de mer, soit plutôt dans le canton de Beuzeville et alentours, on trouve des édifices faits en tuf ou travertin. Cette pierre se reconnaît à son aspect feuilleté, composé de couches d'algues sédimentés.

Ces différents types de pierre sont extrêmement durs et résistants aux intempéries et au temps qui passe. Ainsi, il est rare de devoir changer ces pierres. Par contre, dans le cas du silex, il est fréquent que les pierres taillées se déchaussent lorsque les pieds de murs sont rongés par l'eau. Les silex tombent et peuvent être volés par des personnes indélicates. Il faut alors retrouver des pierres de mêmes dimensions et de même couleur, ce qui peut être un peu compliqué surtout lorsque les silex taillés sont bien ajustés.

La dureté de ces pierres est mise en évidence par le fait qu'aucun graffiti n'a été relevé sur ces pierres au contraire de la pierre calcaire de la Vallée de Seine (voir Les Essentiels InformationXX Les maladies de la pierre – en cours).

grison

grison

silex

silex

Grès

Grès

Travertin ou tuf

Travertin ou tuf

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 19:17

Les navires sont assez fréquents sur les murs des églises de l'Eure, sans qu'il existe pour autant de fleuve aux alentours de chaque église. Deux hypothèses existent quant aux raisons de leur présence sous forme de gravure.

La première vient des marins qui seraient revenus dans leur village ou bien des familles qui auraient fait des dévotions ou des ex-votos suite à des voyages en mer ou sur le fleuve. Les formes sont parfois simples avec une coque et un mat. Mais la plupart du temps, les bateaux sont très détaillés et on ne peut qu'être surpris par le niveau de précision des dessins. Tout d'abord parce que cela demande une mémoire réelle mais aussi parce que la pierre « résiste » lorsque l'on la creuse ce qui dénote de la part du « graveur » une volonté forte de laisser une trace.

Une autre hypothèse est liée à la présence de charpentiers de marine qui auraient travaillé sur les voûtes lambrissées ressemblant parfois à des coques renversés de bateaux et qui auraient laissé leurs empreintes sur les murs des églises. Mais cette explication n'a pas encore été vérifiée par un témoignage écrit.

Sur ces dessins en creux, on peut reconnaître différents modèles dont celui de la besogne ; c’est une barque à fond très plat et dotée d’un énorme gouvernail spécifique à la Seine et à quelques-uns de ses affluents comme l'Oise. Ceux de Poses sont remarquables, notamment l'un d'entre eux pour ses dimensions puisqu'il fait presque 3m de long. Sur la photographie ci-après, on peut voir une concentration de bateaux très divers. Pour accentuer leur visibilité, un tracé en couleur sur la photo permet de mieux les voir. Il est possible de distinguer plus d'une quinzaine de bateaux et deux blasons.

Dans certaines églises comme celles de Poses, de Berville sur Mer ou de Quillebeuf sur Seine -tous des anciens ports-, des ex-voto sous la forme de maquette de bateaux sont même visibles (voir Les Essentiels Connaissance n°36 Les ex-votos des églises de l'Eure).

Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68
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Les navires gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n68

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:11

Les retables, constitués dans leur majeure partie d'éléments en bois (ou plus rarement en pierre dure), ont été posés à même le sol en terre battue des églises.

Lorsqu'il a fallu faire ou refaire les sols avec des tomettes ou une chape de ciment et carrelage, les retables n'ont pas été démontés pour que le sol soit également modifié par en dessous. L'humidité présente dans le sol a alors trouvé une voie privilégiée pour s'évaporer au niveau de l'emmarchement. Au fil du temps, ces éléments structurant en bois subissent les effets de cette humidité permanente. En pourrissant, leur rôle structurel est remis en cause. Les marches s'écrasent progressivement sous le poids de l'autel qui tend à pencher vers l’avant pour la partie centrale basse et les colonnes latérales ont tendance à ce cintrer. Ces déséquilibres sont repérables à deux phénomènes visibles de l’extérieur: les marches ne sont plus horizontales et des écarts apparaissent entre les pièces de bois, de sorte qu’elles ne sont plus imbriquées les unes dans les autres.

On peut noter sur les photos ci-dessous que les désordres sont nettement visibles, si l'on va plus loin que le simple fait de voir la beauté des retables et des éléments décoratifs qui les composent. Il faut faire attention à bien vérifier que les différents éléments sont bien verticaux ou horizontaux car un décalage peut mettre en évidence des défaillances.

Lorsque les retables sont constitués non seulement d'un emmarchement et d'un autel mais également d'une prédelle, d'un tableau et d'un couronnement, le poids accumulé est encore plus important.. Il s’ensuit que les marches se décalent vers l'avant et se soulèvent. Il arrive un moment où certaines parties du retable peuvent être ôtées simplement en les prenant dans la main alors qu'elles ne devraient pas pouvoir l'être du fait de la gravité.

Il faut porter une grande attention à la stabilité des retables surtout lorsque des statues ont en plus été posées devant les fonds peints d'un simple badigeon bleu ou rouge. Il est alors possible que des chutes d'éléments adviennent de nature à blesser des visiteurs ou des fidèles et aussi mener à la destruction irréversibles d'autres objets patrimoniaux, sans même parler de tout ou partie du retable en cause.

Il faut noter que la prédelle joue un très faible rôle structurel car cette partie horizontale ne permet pas d'assurer à elle seule le soutien d'un tableau.

Cela peut avoir des incidences sur les parois qui les soutiennent ou auxquelles elles sont ancrées ou posées. En effet, le poids des retables peut exercer une poussée horizontale sur les murs et par-là même provoquer d’autres désordres que ceux qui ont été évoqués jusqu’alors. Notons également que certains retables ne sont guère solides et il suffit d'aller voir leur envers pour le constater. C'est notamment le cas quand le retable majeur est venu dissimuler la baie centrale du chœur.

Retenons pour finir que les retables, malgré ou à cause de leur importance en hauteur, largeur, épaisseur et en poids, sont des pièces qui sont par nature fragiles. Veiller à leur équilibre, à la bonne santé de leurs structures et à leur sauvegarde demande une attention fine et constante.

La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
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La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
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La vérification de la solidité des retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 19:05

Le retable (du latin retro tabula altaris) consiste en un ensemble d'éléments décoratifs superposés situés à l'arrière de l'autel. Il s'est imposé au cours du Moyen-Age, contraignant les bâtisseurs à refermer la baie par laquelle le soleil pénétrait à l'Est pour la première messe.

Avant le Concile de Vatican II (1962-1965), le retable principal était placé contre le fond du chœur avec l'autel majeur. Le curé y célébrait la messe en latin et en tournant le dos aux fidèles. Le chœur était par ailleurs séparé de la nef par un jubé.

Avec les modifications liturgiques, l'autel principal a été déplacé pour être situé plus au niveau du chœur afin que le curé soit face aux fidèles. Dans la plupart des cas, les anciens autels, qui étaient un élément constructif important des retables, sont restés en place. Du jubé, il ne reste alors parfois que quelques traces au sol, des poteaux métalliques ou l'emmarchement séparant le chœur de la nef.

Le jubé de Saint Etienne l'Allier est tout à fait remarquable à la fois de part son intégrité mais également par sa somptuosité. Il s'agit d'une oeuvre d'art. On est saisi par la beauté du travail réalisé, tout comme lorsque l'on voit le trio composé par les retables de l'église de Drucourt. Sur la photographie du Neubourg, nous pouvons voir un cas assez fréquent, celui où l'autel principal a été laissé en place au niveau du retable majeur, et un second a été placé plus au centre du choeur pour que le curé puisse faire la messe face à ses fidèles.

Le retable est composé de plusieurs éléments qui sont présentés dans le croquis ci-après.

L'emmarchement peut être en pierre ou en bois. Dans l'église de Buis-sur-Damville, nous pouvons apercevoir que le coeur ardent et d'autres symboles ont été incrustés dans les marches menant à l'autel. L'autel peut être réalisé en pierre dure, tendre ou en bois.

La prédelle est souvent réalisée en bois. Elle n'a pas de rôle structurel mais est par contre utilisé comme un espace où des scènes bibliques peuvent être peintes. Celle de La Croisille est très belle, avec notamment de petits médaillons de têtes de personnages.

Vient ensuite le tableau d'autel qui est souvent assez conséquent. Il est souvent accompagné de statues à droite et à gauche. L'ensemble est souvent assez riche.

Et le couronnement finit l'ensemble.

Les retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
Les retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
Les retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
Les retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
Les retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58
Les retables des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n58

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 19:04

Les murs de nos églises comportent moults graffiti parmi lesquels on trouve croix, autels, noms de personnes enterrées dans le cimetière, animaux, lunettes (en signe de dévotion à Saint Clair), bateaux mais aussi personnages. Ils ne sont pas nombreux et se présentent sous quatre formes.

La première est celle des visages. Ils sont relativement nombreux mais il est très difficile de savoir s'ils ont été gravés pour garder en mémoire l'image d'un défunt mis en terre dans le cimetière proche ou s'il s'agit d'un voeu pour une personne que l'on apprécie et pour qui on vient prier. Les visages, vus de face ou de profil) sont souvent réalisés à partir d'un simple trait mais parfois des détails viennent agrémenter l'ensemble tel un chapeau ou des cheveux.

La deuxième est celle des anges, qui disposent d'ailes (en bleu, la 3ème ligne). Il s'agit d'une hypothèse quant au fait qu'il s'agisse d'anges. Mais la présence d'ailes est quand même un signe plus ou moins reconnaissable.

La troisième est celle des corps très stylisés. Assimilables à des dessins d'enfants, ils se composent de simples traits assez faciles à graver dans la pierre. Contrairement à ce qu'il est possible de penser, ils ne sont pas plus nombreux que les personnages plus stylisés, ce qui coupe court à toute hypothèse qui voudrait que les personnes font des bonhommes en bâton parce que c'est plus simple que les personnages complexes.

La quatrième est celle des véritables personnages, avec corps, vêtements et accessoires. Ces derniers sont très intéressants à découvrir car ils peuvent être identifiés à leur vêtement ou accessoires. Ces personnages sont souvent plus détaillés que les visages car le corps permet à leur créateur de les affubler d'armes, de vêtements, de chevaux... bref de les doter d'attributs. Ainsi, les deux personnages dessinés à Sainte Colombe la Commanderie sont des gendarmes du 19ème siècle. Les chapeaux sont aussi très instructifs.

La réalisation de ces graffiti dépend de la dureté de la pierre mais il est envisageable que la durée dépasse la journée et nécessite une présence ponctuelle forte sur le site. En tout état de cause, il est quasi impossible que ces motifs aient été gravés sans que personne ne voit l'auteur les réaliser.

Cela entraîne une prise de conscience par rapport à ces graffiti. Car, si ceux qui se trouvent à l'intérieur des églises étaient proscris par les prêtres qui veillaient à l'intégrité des lieux et à ce que les pèlerins ne « grattent » pas tous les endroits accessibles pour repartir avec un peu de pierre consacrée ou d'autres éléments des églises comme par exemple les reliques ; ceux qui se trouvent à l'extérieur étaient liés à une pratique « visible ».

Il serait audacieux de penser que cette pratique était pour autant favorisée car les graffiti sur les murs des églises ne dépassent pas les quelques centaines par églises, ce qui est relativement peu pour le nombre de décès ou d'habitants faisant des voeux.

Il est donc possible de penser que les graffiti étaient tolérés mais non autorisés. Les dessins les plus complexes demandaient donc une grande volonté de la part de leur concepteur car il était possible qu'on les voit et qu'ils aient donc à se justifier, devant le curé ou la communauté villageoise.

Les personnages gravés sur les murs des églises de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n57

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 18:56

Nos paysages et nos cadres de vie nous ont parfois laissé des images en noir et blanc, venues d'anciennes photographies ou cartes postales, qui nous donnent souvent une impression nostalgique du temps qui passe, la couleur donnant à ces images une présence beaucoup plus actuelle ; celle de notre vie d'aujourd'hui. Cette vision du temps qui passe est très sensible lorsque les images d'avant sont recolorisées et il nous est aujourd'hui possible d'apprendre à voir notre environnement et nos paysages comme porteurs du temps passé, du temps présent mais aussi déjà des temps à venir.

Pour cela, l'important est d'apprendre à voir à travers des prismes variés. Le premier est celui qui est lié aux dégradations amenées par le temps sur les édifices et qui ne sont souvent pas visibles par ceux et celles qui n'en voient que la beauté. Le second est celui de la couleur ou plutôt des couleurs et de leur association. L'Eure est un département magnifique dont la principale caractéristique est très certainement sa bichromie. Apprenons alors ensemble à en décrypter les différentes expressions.

À partir de 35.000 photographies prises par les membres du STAP depuis le début des années 2000, nous avons recensé neuf grandes catégories distinctives des constructions bichromiques de l'Eure.

Le colombage est apparu comme une évidence. Il a été de nombreuses fois photographié, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il correspond à « l'espèce » architecturale la plus courante. Mais cela veut dire qu'il représente, de manière subjective pour ceux et celles qui ont pris les photographies, une part importante de l'identité normande.

Viennent ensuite deux grandes catégories de constructions que l'on peut distinguer par le matériau constituant le chaînage de leurs angles et celui présent autour des ouvertures avec de la brique ou de la pierre.

Les chaînages de brique sont plus courants que ceux en pierre de taille, sans aucun doute parce qu'ils sont plus faciles à produire et qu'ils coûtent moins cher lors de la réalisation. Parfois, les remplissages sont en moellons mais le plus souvent en matériaux équivalents ou inférieurs à la brique.

Les chaînages en pierre de taille sont assez fréquents dans les communes situées le long des fleuves car le transport était facilité. Le remplissage se fait alors en brique, en brique recouverte d'enduit ou plus rarement en pierre taillée ou en moellon. Tout comme pour le colombage, la composition structurelle sert également de motif décoratif.

Avec le temps, les constructeurs tentent faire croire à l'usage de la pierre de taille mais en utilisant des matériaux moins coûteux comme l'enduit ou en mâtinant la pierre de taille de brique pour les chaînages. Cela leur permet de continuer à évoquer la structure porteuse du bâtiment

Parfois, les chaînages disparaissent et seuls les bandeaux subsistent ou bien la bichromie est remplacée par une autre, voire complètement recouverte. Ainsi, seuls les niveaux sont toujours visibles.

Voir la bichromie de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n56
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