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Mes publications

Ouvrages

POULAIN, F. (sous la dir), Les églises de l'Eure à l'épreuve du temps, Editions des Etoiles du Patrimoine, 2015, 240p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F, La reconstruction dans l'Oise, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, décembre 2010, 350p.

POULAIN, F, Les Ateliers d'urbanisme Associatifs, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, juillet 2010, 229p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F.Le Millefeuille de l'Oise, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, octobre 2010, 160p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F,Manuel des Territoires de l'Oise, ou comment territorialiser le Grenelle de l'Environnement, Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, janvier 2010, 500p.

POULAIN, F, Le camping aujourd'hui en France, entre loisir et précarité, Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, septembre 2009, 172p.

POULAIN, F., POULAIN, E.,  L'Esprit du camping, Cheminements, 2005 , Éditions Cheminements, octobre 2005, 312p.

POULAIN, F.,  Le guide du camping-caravaning sur parcelles privées, Cheminements, 2005 (disponible sur le site de cheminements), Éditions Cheminements, juin 2005, 128p.

COSSET, F., POULAIN, F., Ma cabane en Normandie, CRéCET, 2002 , Chalets, petites maisons et mobile homes du bord de mer, Coll. Les carnets d’ici, Centre Régional de Culture Ethnologique et Technique de Basse Normandie, 2002, 64p. ISBN 2-9508601-7-6 (br.)

 

Ouvrages collectifs

BOISSONADE, J., GUEVEL, S. POULAIN, F. (sous la dir.),Ville visible, ville invisible, Éditions l'Harmattan, 2009, 185p.

DE MEYERE, A. (sous la dir.), 2009, l'aménagement durable des territoires de l'Oise,Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, 2009, 184p.

DE MEYERE, A. (sous la dir.), L'Oise, territoire 2008, Éditions de la direction départementale de l'Equipement de l'Oise, 2008, 127p.

 

Articles parus dans Bulletin des Amis des Monuments et Sites de l'Eure (2012-2014),Rapport sur le mal logement – Fondation Abbé Pierre(2008-2014),Études Foncières(2000-2009),Le Moniteur (2005),Espaces, Tourisme et Loisirs(2005- ),Les Cahiers de la RechercheArchitecturale et Urbaine (2004),Territoires(2004),Le Caravanier, camping-caravaning(2004),Cahiers Espaces (2001-2003),Labyrinthe (2001),Urbanisme(2000) + nombreux articles dans des revues grand public (Libération,Le Monde,Le Point,Le Moniteur,Ouest-France...)

 

Actes de colloques parus dans Changement climatique et prévention des risques sur le littoral, MEDAD (2007) « Camper au XXIesiècle, ou le paradoxe du mouvement arrêté » (2007)Identités en errance.Multi-identité, territoire impermanent et être social, BOUDREAULT, P-W, JEFFREY, D., (sous la dir.),Petites machines à habiter, Catalogue de l’exposition du concours « Home sweet mobile home ou l’habitat léger de loisirs », Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement de la Sarthe, (2004),« Le camping-caravaning sur parcelles privées, étude des effets réels d’une réduction des droits d’usage attachés au droit de propriété ».Droits de propriété, économie et environnement : le littoral, IVème conférence internationale(2004), FALQUE, M. et LAMOTTE, H., (sous la dir.).

24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 18:54
Le motif du coeur dans le patrimoine religieux de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n54

Le motif est coeur est très présent à qui sait le voir. En effet, de prime abord, ce motif n'est pas le plus visible lorsque l'on entre dans une église ou dans un cimetière et pourtant sa présence est permanente.

Il est déjà présent depuis le 15ème siècle dans les églises car il permet d'élever une dalle commémorative pour un défunt dont le corps physique n'est pas présent sur place mais pour lequel la famille, le plus souvent, souhaite pouvoir dire des messes en sa mémoire. Ce symbolisme du coeur, comme celui présent sur les dalles funéraires à l'intérieur de l'église du Bec Hellouin, est remarquable.

À partir de la fin du 17ème siècle, le coeur prend une seconde signification en devenant la représentation de la dévotion au coeur de Jésus ou Sacré Coeur ; vitraux, retables, tableaux, serrure, motifs faits à la main sur la brique sur les murs des églises... Nombreux sont les éléments de décor liturgique qui s'emparent de ce thème.

Le Sacré-Coeur est souvent représenté sous la forme d'un coeur enflammé flamboyant d'une lumière divine, enchâssé par une couronne d'épines et saignant car ayant été percé par la pointe de la lance du soldat romain Longinus. Le sens de ce coeur est celui de l'amour que dispense Jésus à l'ensemble de ses fidèles ; cet amour étant de fait le lieu de rencontre entre l'homme et Dieu. Le feu évoque alors le pouvoir transformateur de l'amour. Les coeurs jumelés représentent le coeur de Marie et celui de Jésus.

À partir du 19ème siècle, Le coeur sert -entre 1830 (date de l'édification de la plupart des tombes anciennes) et 1940- de plaque funéraire où sont indiqués les noms et prénoms des défunts, leurs dates de naissance et de mort, ainsi que parfois une petite épitaphe. Des larmes sont également visibles sur nombre d'entre elles.

Le coeur est positionné le plus généralement sur une croix faisant office de stèle.

Les matériaux utilisés sont plutôt à base de métal (fer, zinc, tôle...) car il peut être façonné facilement et que sa durabilité est importante. Nous avons pu voir quelques coeurs en bois mais il n'y avait plus d'inscriptions dessus (et ils étaient souvent fixés à des croix en bois). Les inscriptions peuvent être poinçonnées, fixées (il existe des modèles avec des petites lettres fixées au métal) ou bien peintes.

Il n'y a pas de dimensions standards pour le coeur même s'il existe des formes et des modèles notamment en plaque émaillée qui mettent en évidence une forme de proto-industrialisation. On peut ainsi distinguer ceux qui ont fait l'objet d'une production artisanale et ceux qui ont été réalisés par les familles elles-mêmes.

Bien souvent, ces coeurs ne sont plus en place car ils sont tombés, à la suite de la chute de la croix elle-même ou parce que les clous rouillés n'ont plus faits leur office. Ils sont alors déposés sur la tombe elle-même.

Lors du relevage des tombes, il est important d'indiquer qu'il est possible pour une commune de les conserver et de les clouer à l'intérieur des portes des églises par exemple. En effet, la commune, devenant propriétaire de l'ensemble des éléments relevés, peut faire le choix de ne pas jeter le témoignage funéraire des personnes ayant vécu dans la commune.

Le motif du coeur dans le patrimoine religieux de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n54

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 18:50

« On » dit que les églises sont orientées vers le levant soit vers l'Est. Nous avons souhaité vérifier cette affirmation pour les églises de l'Eure, en superposant sur une même image les axes des églises en partant du seuil de l'église pour aller vers le chœur. Les premières messes du matin pouvaient ainsi se dérouler avec le soleil qui rentrait à flot par les vitraux et que les premiers mots des prêtres et des croyants soient face au signe de la renaissance de la vie.

l'orientation Est-Ouest des églises de l'Eure

l'orientation Est-Ouest des églises de l'Eure

Les premiers résultats confirment qu'effectivement les églises sont orientées vers l'Est, avec des petites différences dues sans aucun doute au fait que les bâtisseurs prenaient le point d'émergence du soleil levant du lieu où ils se trouvaient mais également selon la saison à laquelle ils commençaient à édifier l'église. Notons que celle du Bec Thomas présente une particularité puisque franchement orientée vers le Nord.

Il en est de même pour les corps des défunts, qui doivent également être orientés vers l'orient. C'est le défunt qui doit pouvoir voir le soleil levant ; en conséquence les tombes chrétiennes anciennes ont leur dalle orientée dans le sens Ouest-Est (avec la tête à l'Ouest et les pieds à l'Est).

L'orientation des églises et tombes de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n53

Il nous a été rapporté que pour respecter quand même les pratiques religieuses, certaines entreprises funéraires plaçaient les corps à l'inverse afin que le corps du défunt soit bien orienté et ne tourne pas le dos au Levant. Certains évoquent également le fait que les tombes des curés étaient placées de manière volontaire vers l'Ouest afin que les prêtres puissent surveiller leurs ouailles même après leur décès.

Dans certains cas, les plus « humbles » des croyants demandaient à être enterrés au plus près des murs des églises ce qui leur permettaient en retour d'être baignés par les pluies. A. Albert- Petit écrit dans l'histoire de Normandie à propos du Duc Richard de Normandie que « Sur le point de mourir (996), il se fit transporter à Fécamp où son tombeau était préparé, mais par fantaisie ou excès d'humilité, il demanda que son cercueil, - prêt depuis longtemps et qu'on remplissait chaque jour de blé destiné aux pauvres -, fût placé hors de l'église et sous la gouttière ».

Notons qu'il est assez fréquent de s'apercevoir qu'avec le temps et la perte des pratiques religieuses chrétiennes, puisque les cimetières étant désormais ouvert à tous (devenus œcuméniques), les rangées de tombes se font face pour gagner de la place. En effet, les allées se font uniquement tous les deux rangs de tombes et non plus pour chaque rang.

L'orientation des églises et tombes de l'Eure - Les Essentiels - Connaissance n53

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 18:44

En m'attachant à mieux connaître les voûtes lambrissées des églises de l'Eure, j'ai été amenée à prendre de nombreuses photographies de poutres de gloire. Une poutre de gloire est une poutre placée entre la nef et le choeur et supportant un crucifix et des statues en lien avec la crucifixion (Marie ou Saint Jean). Mes photographies sont le plus souvent prises par en dessous ce qui diffère très certainement des images classiques où la poutre est représentée de face afin de voir la croix et les statues tels que les fidèles peuvent être amenés à les contempler durant les célébrations diverses.

En fait, nombre de ces poutres de gloire n'avaient pas rôle structurel pour l'édifice et était souvent soutenu par les autels mineurs ou par les clôtures. On le voit bien ici sur la photographie ci-contre puisque la poutre de la gloire (non horizontale puisque sculptée en arc arrondi et en relief) trouve appui sur les autels et par derrière, on voit nettement les fermes structurantes. Les poutres de gloire ont souvent disparu au moment du Concile de Trente en même temps que les jubés eux-mêmes étaient voués à la démolition.

Il est probable que le fait que les voûtes en bois de l'Eure soient composées de fermes et notamment que l'une d'elles soit assez systématiquement située entre la nef et le choeur a conduit à préserver les poutres de gloire ou potentiellement à ce que, si celles-ci étaient en dessous des fermes, à ce que la croix et les statues soient remontées et fixées sur les fermes de la charpente. En cas de travaux, il est nécessaire de faire très attention car les statues sont souvent uniquement posées sur les fermes et prennent appui sur le mur qui se trouve derrière mais elles ne sont pas réellement fixées. Il faut alors prendre l'attache de la Conservation Départementale du Patrimoine pour déposer les statues et des conditions de stockage le temps des réparations. Dans certains cas, et lorsqu'il n'existe pas de fermes visibles entre la nef et le choeur, le crucifix a été fixé sur la poutre d'entrée de l'église. Cela se remarque notamment au Thil en Vexin (puisque toutes les photographies sont toujours orientées de la nef vers le choeur).

Quelques poutres de gloire
Quelques poutres de gloire
Quelques poutres de gloire
Quelques poutres de gloire
Quelques poutres de gloire
Quelques poutres de gloire

Quelques poutres de gloire

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 09:07

Parfois, les recherches viennent de questions bien étonnantes. Il y a de cela quelques semaines, un élu m'a demandé « savez-vous pourquoi certains coqs d'église ont des attributs? ». Je l'ai regardé, un peu étonnée, me demandant s'il voulait bien dire ce à quoi que je pensais. Eh bien oui, il voulait savoir pourquoi certains coqs en haut des clochers avaient des « attributs » et d'autres non.

Un défi était lancé. J'ai commencé à prendre en photographie les coqs des églises que j'étais amenée à visiter et ce, au téléobjectif parce que très sincèrement, il est difficile de distinguer les « détails » de ces animaux quand ils sont à plusieurs dizaines de mètres du sol. Et oui, certains coqs n'ont que des barbillons (partie rouge située sous le bec). Il en résulte que ce sont en fait des chapons.

Mais l'intérêt de cette étude ne s'arrêtait pas là. En effet, il faut savoir que le coq n'a pas été placé en haut des églises en tant que symbole du peuple gaulois, mais en référence à un texte de Saint Grégoire, Les Moralia, qui distinguait trois animaux capables de repousser les rois et leurs armées : le lion, le coq aux reins ceints et le bélier. Et de faire du coq castré l'animal auquel il est possible de rattacher les premiers clercs qui devaient être au-dessus de toutes pulsions charnelles pour guider les fidèles. Le coq est également l'animal qui, en annonçant le lever du jour, a permis aux premiers fidèles de connaître l'heure de la première prière et c'est également à lier à la puissance du renouveau quotidien. C'est donc celui qui rassemble les fidèles.

Cela a donné lieu à de nombreuses pratiques populaires, encore en vigueur actuellement, où on enjambe le coq avant qu'il soit béni par le curé et hissé en haut du clocher. Il était même amené aux malades ou aux personnes âgées pour qu'elles puissent également l'enjamber. Il était aussi conseillé aux jeunes garçons de l'enjamber également afin qu'ils puissent dire à leurs fils : « tu vois, moi ce coq je l'ai enjambé ». Ils étaient également gravés sur les murs des églises par pose directe du coq ou bien peint à l'intérieur sur les voûtes, comme dans l'église de Courdemanche.

Par la suite, le terme « gallus » qui voulait dire à la fois « coq » et « gaulois » a commencé à être utiliser par les ennemis du royaume de France pour désigner un peuple couard et lâche, en fait sans « attributs » virils. Cette assimilation entre les deux significations possibles du terme latin vient de l'extérieur du royaume. Les Anglais ou les Italiens se sont servis du texte de La Guerre des Gaules de Jules César qui faisait des Gaulois les premiers habitants du royaume. La royauté s'est trouvée alors dans la quasi obligation de réhabiliter le coq doté de ses attributs comme symbole de la vigueur, du courage et de la surveillance pour le peuple français.

Mais le coq avec attributs n'en devient pas pour autant un symbole utilisé en héraldique et l'aristocratie ne le reprend pas à son compte. Il est ainsi très rare de voir un coq sur des armoiries et si vous en trouvez, il faut alors regarder s'il dispose de sa crête ou non, signe de puissance. C'est donc au moment de la Révolution Française que les représentants du peuple choississent alors l'animal comme preuve de la fierté nationale.

Ainsi le coq sans attributs est plutôt un symbole religieux alors que celui avec attributs est un symbole républicain. À méditer pour tous ceux et toutes celles qui auront à choisir le prochain coq de leur église.

Les coqs sans attributs - France Poulain

Les coqs sans attributs - France Poulain

Les coqs sans attributs dessinés ou gravés - France Poulain

Les coqs sans attributs dessinés ou gravés - France Poulain

Les coqs republicains avec attributs - France Poulain

Les coqs republicains avec attributs - France Poulain

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 09:05

Dans les cimetières anciens se trouvant autour des églises des tombes recouvertes de pelouse ou de graviers souvent de couleur orangée « Vallée de Seine ». Le gravier gris ou rose n'a pas vraiment sa place dans l'Eure.

Les ifs tiennent une place importante. Parfois ils constituent la seule présence végétale du cimetière. Ils sont à préserver et à remplacer si nécessaire, même s'ils sont en capacité d'avoir des surgeons en pieds et donc de repartir à partir de la souche encore en place. Remarquons que leur durée de vie est exceptionnellement longue peut se compter en millénaire. (Voir sur ce thème des ifs «  Les Essentiels – Connaissance n°25 »).

La présence végétale est déjà assurée pour partie par la collectivité dans les parties communes grâce à la pelouse qui tend à remplacer le gravier des allées , des massifs de fleurs, des arbustes et les arbres plantés au fil du temps. Mais le végétal a également toute sa place sur les espaces funéraires privés eux-mêmes d’une surface de 2m². L’ensemble de ces petites surfaces quand elles sont végétalisées contribue fortement à modifier et embellir l’environnement des cimetières.

Parfois, ce sont simplement des plantes grasses ou des couvre-sols qui trouvent des conditions propices à leur développement. Leur petite taille ne les rend pas gênantes. Les arbustes souvent à feuilles persistantes et les conifères par contre peuvent prendre des proportions qui ne sont plus adaptées au site quand où ils ne sont pas contenus et peuvent alors proliférer.

Les arbustes sont le plus souvent taillés « au carré » ou dirons-nous plutôt « au rectangle », jusqu’à hauteur d’homme, pour rester dans le cadre de la concession. Leurs formes peuvent devenir tout à fait singulières. Après un certain temps, ils sont le plus souvent laissés libre de grandir jusqu'à atteindre des proportions considérables. Il devient alors nécessaire de les couper.

Parfois, il ne reste de la tombe plus que des traces au sol, marquées par une légère surélévation et par l’absence de pelouse à l’emplacement de la concession. Il est tout à fait remarquable que les employés municipaux en charge de l'entretien des cimetières prennent le soin de ne pas faire disparaître ces traces. Ainsi, la pelouse de certains cimetières anciens prend des formes irrégulières qui ont un sens profond.

 

Les débuts de végétalisation - France Poulain

Les débuts de végétalisation - France Poulain

Les végétalisations plus poussées - France Poulain

Les végétalisations plus poussées - France Poulain

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 08:52

Les litres ont tout d'abord pour vocation de donner à voir à tous et à toutes celles qui viennent dans les églises les armoiries de ceux qui ont oeuvré et/ou donné des fonds pour leur construction, on parle alors de « litre seigneuriale ». Parfois les blasons sont directement sculptés sur les murs extérieurs des églises, et plus souvent un bandeau noir était peint à 3m environ du sol ceinturant tout l'intérieur de l'édifice afin de mettre en valeur les armoiries.

Par la suite, cela a pris un autre sens plutôt funéraire puisque l'on a associé la litre à un décès. Tout d'abord, ce fut des dais en velours ou en tissus noirs qui étaient placés dans le choeur des églises au moment -puis durant un an- après l'enterrement. Je remercie à ce propos Yvette et Serge Petit-Decroix et Bernard Personnat, maire du Thil en Vexin, pour avoir accepté de porter le dais et pouvoir ainsi vous donner une impression visuelle de ce que cela pouvait représenter.

Aujourd'hui, nous trouvons ;

Les litres en enduits plaqués sur les murs extérieurs des églises. Elles sont très nombreuses et il est intéressant de les présenter, voire de les refaire, lorsque l'on est amené à restaurer l'édifice. Il suffit de prendre les dimensions et la nature de l'enduit pour pouvoir la repositionner par la suite.

Les litres extérieurs peuvent également être peintes en noir (avec des traces de rouges) sur lesquelles on peut voir des traces d'armoiries. La Révolution a pu, souvent, laisser « ses traces » en effaçant ces armoiries. Mais comme il s'agit souvent des familles du lieu, il est possible de retrouver les armoiries initiales qui ont été posées. Notons également que les armoiries ne sont identiques tout au long de la litre et il faut bien prendre en compte ce critère si vous êtes amenés à vouloir repeindre des armoiries.

Et à l'intérieur, on trouve -souvent sous des couches et de couches de badigeons- des traces voire des litres entières disposées tout autour du choeur et de la nef. Cet aspect est tout à fait intéressant car il montre combien, en l'absence de tombes et donc de lieux précis où il était possible pour les familles de se recueillir, c'était le lieu même de l'église qui devenait le lieu du souvenir.

Il faut faire des photographies, surtout lorsque les peintures sont à l'extérieur, car le temps les efface irrémédiablement.

Litre intérieur en velours du thil en vexin - France Poulain

Litre intérieur en velours du thil en vexin - France Poulain

Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain
Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain

Les litres extérieures des églises de l'eure - France Poulain

Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain
Les blasons sur les litres - France Poulain

Les blasons sur les litres - France Poulain

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 08:45

L'if semble tout particulièrement présent dans les cimetières de Normandie, dont ceux de l'Eure. A cela, deux explications prévalent.

La première veut que l'if, fortement toxique, a progressivement été chassé des zones agricoles et notamment des haies de bocage, pour trouver une place privilégiée dans des lieux où normalement les bêtes ne venaient pas paître, soit les cimetières. Car l'ingestion d'if par les bêtes conduisait à leur mort très rapide par arrêt cardiaque. Dans un même temps, cela a permis de conforter le fait que le cimetière, espace enclos autour de l'église et donc consacré, ne devait pas être assimilé à une zone de pâture protégée puisque clos de murs.

En effet, et c'est la seconde explication, l'if est présent dans les cimetières car une croyance ancienne associait l'if à l'immortalité du fait de sa longévité et de son caractère sempervirens, qui était sans doute plus visible pour les anciens. Le feuillage de l'if était également appréhendé comme permettant de chasser les odeurs nuisibles très présentes dans ces espaces.

Malgré tous les exemples qui vont suivre, force est de déclarer que l'if est un arbre de type conifère dont la croissance est faible. Or, les sujets dont nous allons parler ont été principalement plantés dans les cimetières de l'Eure entre le Moyen-Age et la Renaissance, ce qui leur confère plusieurs centaines d'années, une hauteur d'environ 15 à 20m et une circonférence de 5 à 10m. C'est d'ailleurs grâce à leur circonférence que l'on peut avoir une idée de l'âge des ifs, ainsi, une circonférence de 10m peut avoir un âge dépassant les 1000 ans.

Certains expliquent que les ifs étaient plantés de manière privilégiée près des porches des églises et force est de constater que c'est effectivement souvent le cas. Cela conduit à ce que les tombes des curés se trouvent sous l'ombre des ifs. Ils leur assurent en retour parfois un certain oubli, gage de leur pérennité. Les ifs sont aujourd'hui souvent solitaires dans les cimetières et l'on trouve trace parfois de deux ou trois sujets plantés depuis le 17ème ou 18ème siècles. Et si les tempêtes ou les déformations peuvent conduire à leur disparation, les municipalités sont nombreuses à en replanter, car l'if participe de l'atmosphère paisible d'un cimetière. Suite aux travaux du botaniste normand Gadeau de Kerville, de nombreux arbres ont été classés en tant que sites. S'ils disparaissent, la protection demeure. De fait, il peut être intéressant de replanter un nouvel if pour conserver ce patrimoine vivant.

Tous les ifs n'ont pas la même silhouette et si celle-ci est liée au temps qui passe, elle est aussi le fait d'interventions de l'homme lors des travaux de coupes. En plus de marquer les paysages, leur forme nous donne également un bon indice de leur état de santé. Il est possible de mettre en avant la forme du houppier présentant une forme de pyramide, la qualité de la densité du feuillage, la présence de charpentières... Voici quelques conseils,

L'if est composé d'un tronc, de branches charpentières (les plus importantes) et du houppier (ensemble de la ramure) qui, composé des feuilles en formes d'aiguilles plates, opère la photosynthèse.

Attention à enlever le lierre qui grimpe et à supprimer le bois mort de petite section.

Durant la croissance de l'if, il faut opérer tous les 5 à 10 ans des tailles de formation permettant de structurer l'arbuste et de lui faciliter une poussée équilibrée. Retenons que la taille de ce type d'arbuste est le fait de professionnels quand l'objectif est d'obtenir un sujet capable de survivre au temps.

Pour les sujets déjà anciens, si une charpentière commence à se développer de manière trop importante, cela peut conduire à ce que l'if soit déséquilibré. Il est alors nécessaire de prendre conseil auprès d'un professionnel pour opérer une coupe

Après une coupe, l'if va être amené à produire des rejets appelés « gourmands ». Il faut les surveiller car, s'il est positif que l'arbuste produise plus de sève, il ne faut pas que la sève irrigue moins le reste de l'if. Par contre, il est important, qu'après leur abattage, les rejets existants autour du tronc soient préservés car le successeur de l'arbuste abattu est sans doute déjà là.

Si les racines sont mises à nu, il est préférable de mettre 5 à 8cm de mulch, terreau ou compost. Il est faut éviter le piétinement autour de l'arbre. Attention également à ne pas imperméabiliser les abords des racines lors de la réfection des allées du cimetière par exemple.

Dans le cas où l'if a été haubané, il faut bien sûr que les haubans ne soient pas faits de chaînes ou de simples cordes (à moins de provoquer des blessures dans l'if) et surtout faire vérifier que la tension des sangles.

De nombreux ifs sont creux en leur centre, cela ne présente pas de risques importants mais il faut surveiller leurs dimensions. Souvent, les creux sont occupés par des statues de saints ou de la Vierge Marie.

Les ifs de l'Eure - France Poulain

Les ifs de l'Eure - France Poulain

Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain
Quelques ifs de l'Eure - France Poulain

Quelques ifs de l'Eure - France Poulain

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 19:58

 

Il s'agit ici de mettre en lumière les inscriptions faites par nos ancêtres sur les parois extérieures des églises de l'Eure et qui méritent d'être mieux connues pour être mieux préservées, surtout en cas de restauration des pierres qui en forment le support. Signes d'une activité spirituelle populaire, ces marques sur les murs sont souvent composées de stries et de cupules (petits trous arrondis aux pointes). Les diverses représentations présentées dans cette fiche montrent la diversité que cette ferveur a eu.

Ce dont on peut être relativement certains est qu'il s'agit d'entailles faites par des croyants, sur les parties tendres des pierres composant les murs des églises et au plus proche du chœur mais à l'extérieur. Au Moyen-Age, la croyance voulait que les reliques placées dans un lieu « irradient » aux alentours et les pierres qui les protégeaient étaient également porteuses des mêmes bienfaits que la relique.

Sans doute, et il est nécessaire ici d'indiquer que les travaux scientifiques sur ce sujet sont peu nombreux (voir à ce propos l'ouvrage « Prières des murs » de C.Montenat et M-L. Guiho-Montanat) ce qui conduit à écrire au conditionnel, les croyants récoltaient-ils la poudre de la pierre issue du grattage soit en signe de reconnaissance pour solliciter la protection d'un saint, pour les transporter comme dans une petite bourse comme objet de culte, soit pour en faire de petits talismans pour les malades, les cultures... soit pour en faire ingérer aux malades en poudre sèche ou diluée dans de l'eau ce qui a conduit à ce que l'on nomme cette poudre « l'aspirine du croyant » ou « l'aspirine du pauvre » ; en tout cas, ces quelques poussières permettaient la transmission du sacré au-delà des murs physiques du lieu.

Cette pratique visait a priori à prélever de la pierre pour emporter avec soi une part de sacré mais d'autres graffiti visaient à inscrire la pensée du croyant dans la pierre (mais ce sera l'objet d'une autre fiche).

Les méthodes de relevé sont diversifiées et les lignes qui suivent visent à donner quelques clés pour toute personne désireuse de participer à la collecte d'informations.

Sur place, il s'agit tout d'abord de supprimer toute perspective dans le relevé, soit le plus souvent en positionnant la feuille transparente sur laquelle va être redessinée l'image initiale de manière à ce que sa surface soit parallèle avec le plus possible du plan de pierre ou de roche.

Mais le parallaxe est complexe à réaliser et la photographie permet aujourd'hui de faire un premier relevé, puis de retracer de manière simple les lignes par la suite, surtout lorsqu'il est nécessaire de préserver les matériaux et de ne pas toucher les parois. La photographie ou plutôt les photographies doivent être réalisées avec une lumière rasante positionnée sous différents angles. Les dimensions sont également à relever, tout comme la nature du support et ses accidents.

Un film transparent est alors positionné sur la photographie et la gravure est redessinée avec différentes couleurs pour les tracés modernes ou anciens, les fissures et reliefs naturels. Puis le report est finalisé par encre de chine ou grâce à des logiciels. Il s'agit de ne pas chercher à faire œuvre de graphisme ou de sens artistique mais bien à justement à avoir le tracé le plus objectif possible.

Enfin, l'archivage doit être fait par fiche en localisant chaque relevé final sur un plan du site ou de l'édifice.

Les traces relevées sur les murs et présentées sur la page ci-après ont été disposées selon leur niveau de complexité. Retenons que les croix sont réalisées à partir de stries et de cupules, le premier niveau montre des croix latines simples, puis les croyants ont reliés les différentes cupules indiquant les extrémités de la croix par d'autres stries et sans doute afin de pouvoir récolter plus de pierre (peut-être lors de pélerinages successifs), les stries peuvent se multiplier. Lorsque des « jambages » supplémentaires sont ajoutés, on parle alors d'autels.

Attention donc lors des travaux de remplacement des pierres afin de ne pas les détruire.

pierre cupule

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 19:56

 

La vallée est restée à l’écart de l’expansion urbaine de la ville d’Evreux ainsi que des grands axes routiers du sud du département. Elle a ainsi pu conserver des paysages aux caractéristiques agricoles et forestières sur l’ensemble de son parcours et ponctuellement, quelques espaces pittoresques agrémentés d’un bâti ancien en plus ou moins bon état.

La structure paysagère de la vallée du Sec Iton réunit quatre systèmes d’occupation du sol qui, associés, en font toute la richesse : les praires humides en fond de vallée, les coteaux boisés, les grands cultures et le bâti comportant de l’habitat ancien.

La vallée à fond plat et faiblement encaissée s’étend de Glisolles jusqu’à Damville en passant par Gaudreville-la-Rivière au nord-ouest et Sylvains les-Moulins au sud-est. Au sud de cette vallée, l’Iton décrit une dizaine de méandres ajoutant au caractère pittoresque des lieux. La rivière est généralement bordée de prairies humides plus ou moins hydromorphes et d’arbres de haut jet (chênes, hêtres, frênes, peupliers, érables, ormes,…) dont certains sont remarquables par leur taille et leur port. Au nord, le coteau boisé représente la limite sud de la forêt d’Evreux. Il se compose pour l’essentiel d’une chênaie-charmaie souvent complantée de conifères, principalement de pins sylvestres.

En matière d’habitat, l’urbanisation récente s’intègre avec plus ou moins de réussite dans le tissu ancien. Le mitage du paysage a, dans l’ensemble, pu être évité, malgré l’absence de documents de planification sur certaines communes. Ainsi, à Gaudreville, le secteur pavillonnaire et linéaire du hameau des Murets se fait discret grâce à une végétalisation des abords relativement dense.

Les constructions, éparses et linéaires, se situent plutôt en fond de vallée. Le bâti ancien présente un intérêt patrimonial certain. Il se compose de fermettes tout en longueur, à appareillage de briques, moellons et silex, plus rarementde colombages, de maisons basses avec greniers, parfois recouvertes de bauge ou de chaume. Le caractère rural de la vallée est renforcée par la présence de nombreux bâtiments recouverts par de la tôle ondulée, matériau économique, qui a l'avantage de préserver voire sauver des bâtiments de qualité qui pourront ainsi connaître un jour une restauration de qualité. Élément à noter, un style de portail est présent sur l'ensemble du site et lui donne une certaine cohérence.

Plus précisement, quelques ensembles architecturaux de grande qualité ponctuent le cours de l’Iton, comme la ferme de Gaudreville, la ferme et le Moulin du Coq à Villalet.

Gaudreville est la seule commune qui comporte deux exclusions dans sa trame bâti : la première au lieudit Les Murets, zone pavillonnaire linéaire, qui ne présente pas de réel intérêt architectural. On peut toutefois noter sa bonne intégration paysagère par le biais d’une trame arborée assez dense qui permet d’accompagner une grande partie des pavillons. La seconde exclusion concerne le centre bourg de la commune, très urbanisé, à dominante pavillonnaire. À Gaudreville, on note la présence de deux fermes de qualité : la ferme de Gaudreville en bordure de l’Iton au nord-ouest du bourg, et la ferme du Puits Queslin, au sud, sur le plateau boisé dominant le bourg.

En ce qui concerne Villalet, l'ensemble du bâti a été intégré dans le site classé ; l’habitat étant très préservé et de belle facture architecturale. C’est notamment sur cette commune qu’a été édifiée au 14ème et 15ème siècle, l’église dédiée à Saint Médard. Les ruines qui subsistent mettent en évidence l'attachement des locaux à cette église et une messe y a encore lieu chaque année.

Sur la commune de Sylvains-les-Moulins, seul élément bâti, le Moulin de Villez se cache derrière un écran végétal imposant. Enfin, la commune Des Ventes est dépourvue d’urbanisation sur le territoire inclus dans la protection.

habitation cloture ptt

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 19:51

 

Le 30 juillet 2013, le Premier Ministre a instauré par décret la protection de la Vallée du Sec Iton au titre des sites classés. Cette protection reconnaît le caractère exceptionnel de la vallée, due à la particularité de l’Iton d’avoir sur son cours moyen des étiages importants liés aux pertes et aux assèchements. Ainsi, une partie de son cours disparaît en souterrain sur 9 km. Cette disparition se produit de la commune de Villalet, au lieu-dit Le Rebrac, jusqu’à sa réapparition aux résurgences de la Fosse-aux-Dames et de l’étang de la Forge, sur Glisolles. Le cours d’eau dévoile son lit... à sec, d’où son nom de Sec Iton.

Au-delà despaysagesde qualité qu’elle révèle, la rivière présente un phénomène original qui a fait sa réputation dès le 11èmesiècle, puisqu’elle était déjà appelée le Fol Itonou la rivière folle.

Le caractère paysager de cette vallée est de grande qualité, dû en majeure partie au charme que génèrent les méandres de l’Iton. Son cours sinuant à travers la vallée offre des paysages remarquables, et par ses rives arborées, créé des scènes au romantisme certain. Des gués, des ponts, des augets, viennent accompagner son cheminement, qui font le ravissement des randonneurs et des pêcheurs. En 1950, il a été recensé sur le cours de l’Iton, quelques 33 ponts ou passerelles, 36 moulins et 27 usines dont certaines hydroélectriques.

Selon son cours normal en période d’étiage, ou complètement à sec, l’Iton propose des ambiances qui varient au fil des saisons. Ainsi, il est possible d'admirer une végétation hydrophyte en période normale, ou mésophyte lorsque le niveau baisse.

Ce phénomène, dû à la géologie locale, s’explique par un sous-sol crayeux du Crétacé supérieur. A certains endroits, la dissolution de la craie par l’acidité naturelle de l’eau forme des cavités souterraines de grandesampleurs. Ces cavités sont dénommées bétoires, fosses(sur le Sec Iton) ou dolines.Pour le Sec Iton, on entend plus souvent prononcer les noms de bétoires et de fosses. Ces bétoires se présentent sous la forme d’entonnoirs par laquelle lesquels l’eau s’engouffre pour aller rejoindre des cours souterrains karstiques. Ils forment des petits ruisseaux qui s’écoulent avec plus ou moins de facilité à travers les différentes strates descraiesou d’argile et de sable, ou bien par infiltration dans les fissures de tailles variables, pour former à nouveau un réel cours d’eau souterrain. Des cartes, sans cesse réactualisées, situent les emplacements de ces bétoires. Ces dernières sont plus ou moins aléatoires, puisqu’elles dépendent de l’action de l’eau et de la nature du sol. Au 19èmesiècle, M. FERRAY, hydrographe, en recense une quinzaine.

Un certain nombre d’expériences ont été réalisées pour essayer de comprendre et de suivre le parcours de l’Iton. Des puits ont été creusés et aménagés. En 1971, un bureau d’études en dénombra 22.On peut notamment admirer le puits des Boscherons qui descend à 22 m, ou et le puits de Gaudreville,d’une cinquantaine de mètres de profondeur.

Au milieu du 19ème siècle, les agriculteurs utilisaient l’Iton pour leur vie quotidienne. Cette rivière leur permet alors d’arroser les cultures, de faire fonctionner les moulins, de pêcher et d’abreuver leurs animaux. Face à ce cours d’eau capricieux, ils entreprennent la construction des augets. Dès le 19ème siècle, ces augets, construits en béton, sont destinés à détourner l’Iton des bétoires afin de maintenir un niveau d’eau permettant une vie normale. On peut toujours en admirer quelques uns en suivant son cours.

De nos jours, le Sec Iton joue un rôle important d’écréteur lors des épisodes de crues, de par sa capacité à stocker les eaux superficielles vers le sous-sol.

À cela s’ajoutent de nombreuses légendes liées, entre autres, à son parcours en partie aérien et en partie souterrain. Ce rapport présente la légende du diable ou celle de la Fosse aux Dames, ou encore celle de Saint Médard.

amengament hydraulique ptt

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